Dans nos missions d’expertise, tenir bon et résister aux pressions, c’est essentiel.
Mais attention, il ne faut pas que cette ténacité devienne de l’obstination !
Parfois, une hypothèse formulée au début prend trop de place et bloque notre analyse.
Même quand de nouveaux éléments apparaissent ou que certaines données la fragilisent, on a tendance à s’y accrocher.
Changer d’avis, ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est au contraire un signe de force !
Refuser d’évoluer, c’est risquer de s’éloigner de la réalité. L’expertise, ce n’est pas confirmer ce qu’on pense déjà, c’est plutôt un cheminement.
Il faut accepter que les faits nous fassent changer d’avis, que nos hypothèses initiales soient corrigées, amendées, voire abandonnées.
Changer d’avis, c’est progresser, ce n’est pas céder !!!
Comme le disait Keynes : « Quand les faits changent, je change d’avis. Et vous, que faites-vous ? »
Une question simple, mais qui est une exigence fondamentale en expertise.





